Filmographie Niels Arestrup

Biographie

Niels Arestrup est un acteur franco-danois né à Montreuil le 8 février 1949. 
 
Issu d'une famille modeste, né d'un père danois et d'une mère française, Niels Arestrup grandit en banlieue parisienne et s'inscrit après le lycée au cours de Tania Balachova. Il débute sa carrière au théâtre avant d'apparaître pour la première fois au cinéma dans Miss O'Gynie et les hommes fleurs de Samy Pavel en 1973 au cinéma puis dans Stavisky d'Alain Resnais (1974). Le débutant se spécialise dans un cinéma d'auteurs (second rôle dans Si c'était à refaire de Claude Lelouch) souvent confidentie Lire toute sa biographie el (Chantal Akerman, Jeanne Moreau, Frank Cassenti, l'argentin Edgardo Cozarinsky, plus tard l'italien Fabio Carpi...). 
Sans jamais abandonner le théâtre, il construit une carrière atypique faite de seconds rôles et de personnages ambigus (La Dérobade de Daniel Duval, La Femme flic d'Yves Boisset), tourne dans des longs métrages suisses, et n'hésite pas à endosser des rôles de salauds (Les Loups entre eux de José Giovanni en 1985, La Rumba en 1986). 
À la télévision, il obtient rapidement des premiers rôles, notamment dans des adaptations littéraires (Arthur Schnitzler, Frank Wedekind, Maurice Maeterlinck), s'imposant en héros romantique de la mini-série historique Le tourbillon des jours, avec Yolande Folliot, dès 1979. Plus tard il participe aussi à des adaptations de Hubert Monteilhet, Michel Déon ou Madeleine Chapsal, cette dernière mise en scène par Edouard Molinaro, qui l'avait déjà dirigé dans deux adaptations de Stefan Zweig, dont La ruelle au clair de lune (Niels Arestrup en partage la vedette avec Marthe Keller et Michel Piccoli). En 1984, il sera la vedette de Lorfou, un épisode de la série Série noire qui lui permettra de retrouver Daniel Duval. En 2006 il mène la brillante distribution de Le Rainbow Warrior et en 2000 il tient le rôle titre de Fernando Krapp m'a écrit cette lettre d'après Miguel de Unamuno au côté d'Emmanuelle Seigner, qu'il incarne sur scène. 
Sur le petit écran, Arestrup bénéficie au fil des années d'une reconnaissance comparable à celle qu'il connaît sur les planches, son terrain favori. Il entremêle parfois les deux, jouant sur scène (et devant les caméras) La Cerisaie d'Anton Tchekhov, mise en scène par Peter Brook (avec Catherine Frot), et incarnant Rastignac dans Les secrets de la princesse de Cadignan d'après Honoré de Balzac, réalisé par Jacques Deray, deux adaptations signées Jean-Claude Carrière - l'acteur interprète par ailleurs un autre héros de Balzac dans Albert Savarus, sous la direction de Alexandre Astruc et face à Dominique Sanda ; les (télé)spectateurs ont aussi pu le voir dans La Danse de mort, dirigée par Claude Chabrol, et dans Mademoiselle Julie, adaptée par Boris Vian, deux pièces d'August Strindberg. Dans la dernière, il a pour partenaire (au théâtre et dans la version filmée) Fanny Ardant, qui remplaçait Isabelle Adjani après quelques représentations. 
Au milieu des années 1980, des réalisateurs de cinéma lui confient enfin des rôles principaux : il est ainsi l'amant d'un couple à trois (formé avec Ornella Muti et Hanna Schygulla...) dans Le Futur est femme de Marco Ferreri (1984). Mais les films dans lesquels il joue ne sont pas de grands succès populaires pouvant faire de lui une vedette de premier plan. Il apparaît davantage à la télévision et au théâtre qu'au cinéma : sur grand écran, il a cependant pour partenaires Isabelle Huppert dans Signé Charlotte, Christine Boisson à deux reprises (dans Du blues dans la tête notamment, écrit par Arestrup), ou la star américaine Glenn Close dans La Tentation de Vénus d'István Szabó (1991), où il incarne un chef d'orchestre hongrois aux prises avec l'Opéra de Paris. 
Arestrup joue les années suivantes un violoncelliste célèbre et malheureux dans Le Pique-nique de Lulu Kreutz (en 2000) sur un scénario de Yasmina Reza, ou encore un mari vieillissant qui se sépare de sa femme (Judith Godrèche) dans Parlez-moi d'amour, dirigé par Sophie Marceau en 2002. Mais ces films demeurent discrets. 
Pendant une dizaine d'années, Niels Arestrup consacre une partie de son temps à la formation d'acteurs en créant et en dirigeant à Paris le Théâtre-École du Passage, connu comme l'un des meilleurs cours privés de l'époque, et où les élèves comédiens, en plus de leurs cours d'art dramatique, pratiquent la danse, le chant, l'acrobatie, l'escrime, l'anglais... 
 
En 2005, De battre mon coeur s'est arrêté de Jacques Audiard, face à Romain Duris, annonce la reconnaissance à venir. Niels Arestrup retrouve Duris dans L'homme qui voulait vivre sa vie d'Eric Lartigau en 2010 et surtout Audiard pour Un prophète en 2009, qui le consacre enfin sur grand écran. Parallèlement, l'acteur s'illustre dans des films tels que Le Scaphandre et le Papillon de Julian Schnabel et L'affaire Farewell, en patron des services secrets français - oeuvres conformes à ses critères d'exigence. En 2007, le comédien a écrit et dirigé Le Candidat (2007), drame politique qu'il interprète face à Yvan Attal

Filmographie Niels Arestrup

Villa Caprice - Drame

Villa Caprice

Drame 
25 novembre 2020
Tu seras mon fils - Drame

Tu seras mon fils

Drame 
août 2011
Le Candidat - Thriller

Le Candidat

Thriller 
avril 2007