Demolition: Heureux veuvage - Chronique Cinema

 

Est-il encore nécessaire de faire l’éloge de Jake Gyllenhaal? A 35 ans, l’acteur a doucement atteint un statut qui en rend certains malades de jalousie. Et ce, tout en n’en faisant qu’à sa tête.

Les films dans lesquels il apparaît ne sont pas tous des chefs-d’oeuvre — hum Prince of Persia hum — mais il est toujours fascinant de voir Gyllenhaal à l’oeuvre.

Une constatation qui s’applique également à Demolition, un film non dénué de qualités mais qui n’aurait jamais eu le même effet avec un autre acteur principal. Le réalisateur canadien Jean-Marc Vallée prend d’une certaine manière des risques en abordant sur le ton de la comédie une histoire de tristesse et de deuil. D’un autre côté, il joue la sécurité en n’oubliant pas les cordes sensibles et en jonglant avec du symbolisme pas léger.

Mais heureusement, donc, Jake est là pour maintenir le train sur les rails. Tandis que le film déclame son message haut et fort, Gyllenhaal trouve, lui, une manière de rester tout en nuances. On a constamment l’impression que des tas d’émotions se bousculent à l’intérieur, mais qu’il ne les exprime jamais. Bien joué. On entend parfois des réalisateurs dire qu’un casting, c’est 90 pourcent du boulot. Dans le cas présent, Jake Gyllenhaal en prend 80% à son compte.

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