Après avoir conquis la critique et le public avec Le Bleu du Caftan, la réalisatrice Maryam Touzani revient avec un nouveau long-métrage profondément humain et lumineux : Calle Málaga. Un film à la fois intime et universel, qui confirme son talent pour raconter les émotions avec finesse.
Au cœur de cette histoire, Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans installée à Tanger, voit son quotidien bouleversé lorsque sa fille décide de vendre son appartement. Refusant de quitter cette ville qui est toute sa vie, elle entame un combat aussi touchant qu’inattendu pour préserver ses souvenirs… et sa liberté. Mais Calle Málaga est bien plus qu’un récit de résistance : c’est une ode à la renaissance, à l’amour et au désir, à tout âge.
Porté par l’interprétation magistrale de Carmen Maura, véritable icône du cinéma espagnol et muse de Pedro Almodovar (Volver, Matador, Femmes au bord de la crise de nerfs), le film impressionne par sa justesse et son audace. À l’écran, elle incarne une femme vibrante, libre, qui refuse les carcans liés à l’âge et célèbre la vie dans toute sa complexité.
Avec humour, émotion et délicatesse, Maryam Touzani aborde des thèmes rarement explorés : la vieillesse, la sensualité, l’attachement aux racines, mais aussi la capacité à se réinventer. Tanger, filmée comme une ville-monde, devient un personnage à part entière, théâtre de rencontres inattendues et de nouvelles opportunités.
Présenté en première mondiale à la Festival de Venise, où il a remporté le Prix du Public, Calle Málaga a également séduit les spectateurs du Cinéma Med à Bruxelles lors de sa projection de clôture. Un accueil chaleureux qui confirme le potentiel émotionnel du film.
Entre rires et larmes, Calle Málaga nous rappelle qu’il n’est jamais trop tard pour aimer, désirer, et surtout… vivre pleinement.
Un film à découvrir absolument, qui touche en plein cœur et célèbre, avec une rare justesse, la beauté de la vie à tout âge.