L'histoire se passe pendant la première guerre du Liban, en 1982. Un char et un peloton de parachutistes israëliens sont envoyés en patrouille dans une ville hostile bombardée par l'aviation israëlienne, mais les militaires perdent le contrôle de leur mission, qui se transforme en piège mortel. Quand arrive la nuit, les soldats blessés sont bloqués dans leur char au centre de la ville. Ils ne peuvent communiquer avec le quartier général et sont entourés par des troupes d'assaut syriennes qui approchent rapidement. Shmulik, l'artiller, Assi, le commandant, Herzl, qui s'occupe de charger les fusils, et Yigal, qui conduit le char, sont quatre garçons de vingt ans devenus les acteurs d'une machine assassine. Ce ne sont pas des héros de guerre désireux de combattre et de se sacrifier.
Le film entier se déroule dans l'intérieur d'un char pour transmettre sur le public l'ambiance de la claustrophobie et de la frayeur qu'un jeune soldat israélien sent au cours de la guerre de Liban. Le metteur en scène Maoz a eu besoin de 25 ans pour traiter son traumatisme qui il a attrapé en tant que jeune soldat quand il servit à l'IDF pendant l'invasion. Un document émouvant qui tient le milieu entre un film et un documentaire.
Le gagnant du Festival du Film de Venise offre une vision en huis-clos surprenante, qui prend à la gorge en illustrant les atrocités de la guerre.
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Le festival débute le jeudi 11 mars par la projection, au Concertgebouw de Bruges, du film 'Lebanon' en présence du réalisateur israélien Samuel Maoz. Ce film, ...
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Lebanon : la guerre vue depuis un tank (Interview)
ENTRETIEN Lion d'or à Venise, « » transforme le souvenir de la guerre du Liban de 1982 en une fiction sur l'horreur humaine
vue depuis un tank. Suite
24 Avril 2010
Formidable film
D'une efficacité redoutable, acteurs extraordinnaires, photo sublime, un film de guerre haletant et profond.
Un bijou.
20 Avril 2010
Grande classe!
Je suis heureux d'avoir entendu l'une des ouvreuses du Vendôme glisser hier soir à un spectateur en quête d'un bon film "Lebanon en vaut la peine mais dépêchez-vous, demain c'est la dernière séance"... J'en reviens et ne regrette vraiment pas le déplacement! Très très belle mise en scène, sobre, juste et percutante, exploitation judicieuse d'un parti pris risqué (on passe tout le film dans le tank avec les jeunes soldats) , dialogues bien écrits servis par une poignée d'acteurs impeccables, filmés à ras des cils.
On s'en prend plein la poire. La narration transcende l'anecdote pour accéder au registre poétique, et quand le film boucle sa boucle on se demande qui a rêvé et qui a vécu quoi... nous inclus. Lion d'or plus que mérité!
LEBANON : un enfer en fer
« L’homme est d’acier, ce tank n’est qu’en fer ». Dans le ventre d’un blindé qui pénètre au Sud Liban ce 6 juin 1982, quatre soldats de Tsahal côtoient ce slogan peint sur une de ses parois. Entre Phalangistes et soldats syriens, ils vont vivre l’enfer du feu, de la peur et des atrocités de la guerre. Samuel Maoz en est sorti vivant mais choqué. Il lui a fallu plus de 25 ans pour y consacrer son premier long métrage, aussitôt couronné du Lion d’Or de Venise. A voir sans faute. Pour comprendre qu’il n’y a rien à comprendre.
Qu’il n’y a pas de guerre propre, nous le savions depuis longtemps et le cinéma nous l’a tant et tant de fois montré. De toutes les facettes. Il en restait une, que « Lebanon » nous révèle dans toute sa crudité.
Quatre garçons dans le vent, jeunes comme l’innocence, propulsés sans pourquoi ni comment, vers un cloaque de cadavres démembrés, de maisons éventrées, d’ennemis sans pitié qu’ils ne verront comme nous, enfermés dans leur coque d’acier, que par le viseur de leur canon. Témoins impuissants, comme nous, des horreurs d’un conflit insoluble, où la raison se perd et les illusions aussi.
Témoins mais acteurs aussi, à l’écoute des ordres que leur souffle la radio du commandant et qui, dans la tourmente, finiront sans directives, livrés à l’improvisation, à la panique et au désespoir. Et nous avec eux.
Mais « Lebanon » n’est pas qu’un déchirant témoignage israélien de plus sur la monstruosité des guerres. Comme « Valse avec Bachir » ou « Beaufort », mais plus crûment encore, il est une plongée de l’auteur-acteur, au plus profond de soi. Pour tenter de vomir, comme on fait d’un poison ingurgité de force ou par erreur, le mal qui taraude le corps et l’esprit d’une génération traumatisée. Parce qu’il n’y a pas eu ni le temps ni de règles de conduite pour la préparer au pire et la guérir de ses blessures.
« Lebanon » c’est aussi un extraordinaire parcours de mise en scène. Voilà un nouveau réalisateur qui, poussé par l’urgence et la nécessité, trouve spontanément, les règles du langage qui porteront son message avec une impitoyable efficacité.
En se donnant pour défi de nous cloîtrer avec ses personnages dans l’espace suffocant du huis-clos d’un blindé, Samuel Maoz, puisant dans ses souvenirs, réinvente avec une maîtrise digne d’un vétéran de la caméra, les moyens de nous tenir jusqu’au bout en haleine, agrippés à notre fauteuil.
Gros plans de visages maculés de cambouis et luisants de sueur, de yeux écarquillés de terreur, du viseur où se profilent des ruines, des scènes de terroristes massacrant une famille de villageois, la robe d’une femme qui part en feu, un patrouilleur israélien qui la recouvre pudiquement, le phalangiste qui promet à l’oreille du prisonnier syrien d’épouvantables tortures, les engueulades et les révoltes des quatre tankistes paniqués, le grincement sinistre de la tourelle dont l’objectif scrute les alentours. Jusqu’à ce que nous arrivions, sur quelques notes de guitare, à cette dernière image plus vraie que l’espoir: un champ éclatant de verdure et du jaune vif des tournesols où flotte, comme un jouet absurde, ce tank de malheur où nous avons tremblé comme si nous y étions nous aussi.
Brrr, pas très engageant, pensez-vous. Oui, « Lebanon » est tout sauf un divertissement. C’est l’occasion rare d’être solidaire pendant 92 minutes, dans le confort de votre fauteuil, du désarroi de ces enfants de 20 ans qui ont le courage d’avoir peur.
Jack P. Mener
Contact J Mars 2010
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Réalisateur : Tom Dey
Avec : Owen Wilson, Judy Greer, Lee Pace
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Réalisateur : Sylvester Stallone
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Sortie : 29 Septembre